DOBAR DAN BRIVE! BONJOUR BRIVE

Le lycée Danton reçoit quatre étudiants croates du lundi 2 novembre au vendredi 20 novembre 2015. LINGUAE Danton - LD les a interviewés pour vous.

Eva, Jan Karlo, Jossipa et Lada (de gauche à droite), lycéens de Zagreb (Croatie).

Linguae Danton : Alors d’où venez-vous ?

Jossipa : Nous sommes de Zagreb.

LD : Où se situe Zagreb ?

Jan Karlo : C’est en Croatie. / Eva : A l’est de l’Italie. / Lada : C’est la capitale. 

LD : En quoi Zagreb est différente de Brive ?

Lada : Il y a beaucoup de bus, de trafic, beaucoup plus qu’ici. / Eva : Il y a des tramways.

Jossipa : Et beaucoup de taxis…BEAUCOUP.

LD : A quoi ressemble la ville ?

Lada : Le centre est très joli et ancien. Il est construit un peu sur le même modèle que Vienne (Autriche) ou Budapest (Hongrie). C’est normal, ce sont des pays proches du nôtre et avec une histoire plutôt proche aussi… (Sourires des quatre Croates)

LD : Pourquoi avoir choisi de venir en France ?

Jossipa : Pour perfectionner notre français. / Jan Karlo : Pour rencontrer de nouvelles personnes, de nouvelles cultures…

LD : Pourquoi Brive et le lycée Danton ?

Jan Karlo : Depuis 10 ans notre lycée a un accord avec le lycée Danton. Du coup on n’avait pas vraiment le choix… / Lada : Si on avait le choix de pas venir. (Rire)

LD : Pourquoi êtes-vous les seuls à être venus ?

Lada : Les autres soit ne pouvaient pas venir… / Jossipa : Ils n’avaient pas assez d’argent. /

Lada : Soit ils ne voulaient pas venir mais nous on est assez contentes. C’est une belle expérience d’être ici.

LD : Qu’est ce qui vous plait ici ?

Jossipa : La ville est très jolie et les gens sont vraiment gentils. / Lada : En général. (Sourires)

LD : Et être à Danton ça vous fait quoi?

Jossipa: ça change (RIRES) / Eva : C’est une expérience nouvelle.

LD : Qu’est ce qui change par rapport à votre école à Zagreb ?

Lada : Une semaine on a cours le matin, l’autre semaine l’après midi et ainsi de suite. C’est difficile d’être à l’école toute la journée, on n’est pas habitués. Ça a été difficile de nousadapter. On a tout le temps faim aussi… (Rires).

LD :  Pourquoi?

Jossipa : Parce que nous avons un goûter entre le petit déjeuner et le repas du midi et un goûter entre le midi et le dîner. On mange plus souvent que vous mais en plus petites portions.

LD :  OK. Alors comment ça se passe l’école chez vous?

Lada : ça fonctionne par grades ou par notes qui vont de 1 à 5. La note 1 est la pire et la note 5 est la meilleure. Si tu as la note numéro 1, tu as échoué à ton examen. Tu as besoin d’avoir au moins deux pour passer au niveau supérieur. On a 16 matières différentes aussi.

LD : Et vous, vous avez quel niveau ? Vous êtes tous à 5 ?

Jan Karlo: Non. Lada est niveau 5, nous trois on est au niveau 4.

LD : Eva m’a dit juste avant que vous étiez dans une école bilingue, qu’est ce que ça implique ?

Jossipa : Dans les 16 matières différentes abordées, on en à 4 qu’on peut choisir d’étudier en français : l’histoire, la géographie, l’art ou la sociologie ou bien on peut choisir de suivre des cours normaux en croate.

LD :  Comment vous vous sentez ici ? Quel est la différence entre Danton et votre lycée à Zagreb ?

Jossipa: L’atmosphère est plus détendue là bas. / Lada : Là bas on peut rester pendant des heures à un café à se détendre ou à papoter et ça ne gène personne. Il y a des gens de tous les âges qui font ça. Des jeunes de moins de 15 ans comme des plus de 40 ans. Ici on se sent oppressés…

LD : Emprisonnés ?

Tous : Oui / Lada : Ici vous avez moins de devoirs que nous en Croatie. Ce n’est pas facile. C’est très éprouvant bien souvent. On a des tests oraux de façon régulière. / Jan Karlo : On a les dates à l’avance sur les calendriers. / Lada : Mais pour d’autres, les tests oraux peuvent être n’importe quand selon ce que le professeur souhaite. / Jossipa : On doit toujours apprendre ce qu'on vient de voir, tout le temps.

LD : Qu’est ce qui vous a poussés à apprendre le français ?

Eva : C’est une belle langue. / Jossipa: C’est bien utile dans la mode (Rire). / Lada : J’ai commencé à apprendre par accident.

LD : Comment ça ?

Lada : J’avais une amie qui faisait ça et elle m’a dit que c’était super et qu’ils recrutaient d’autres élèves. Du coup j’y suis allée et j’ai continué. / Jan Karlo : A ma naissance mon père avait trouvé un travail à Marseille pour deux ans alors j’ai commencé à apprendre un peu de français et du coup j’ai continué une fois revenu en Croatie.

LD : Eh bien merci beaucoup de nous avoir consacré une petite heure pour cette interview. J’espère que vous reviendrez dans votre pays contents et satisfaits et que vous aimerez revenir en France... (Sourires des quatre Croates)